Réflexion-Équitation-Relation

Vaste sujet que j'aborde aujourd'hui car pour moi, il est assez important et surtout parce qu'il n'y a pas de VRAI ou de FAUX dans ce que je vais écrire. Il n'y a pas de J'AI RAISON et VOUS DEVEZ AVOIR LA MÊME DÉMARCHE, il y a juste mon expérience et mon parcours de vie avec les chevaux qui rentre en compte.

Peut être que certaines de ces réflexions peuvent simplement attirer votre attention sur le fait de voir ces animaux autrement, comment sont-ils traités, comment faudrait-il mieux qu'ils le soient enfin BREF, comme le dit la citation "L'important n'est pas de convaincre mais de pousser à réfléchir".

Pour resituer un peu le contexte, j'ai "rencontrer les chevaux" alors que j'avais 7 ans dans un club de ma ville. Le premier cours ma tout de suite plus et je suis restée dans le parcours classique de l'équitation pendant 6/7 ans. Je me suis fais des amis, j'ai passer des galops mais l'arrivée de la compétition ne me plaisant pas trop … je me suis arrêtée là. La pression, la compétition, le dépassement de soi, ce n'était alors pour moi plus un plaisir mais une contrainte. Je ne m'étais à l'époque, en tant qu'enfant et adolescente, jamais vraiment poser la question de savoir si, poser mes fesses sur le dos d'un cheval tout les samedi, après parfois plusieurs reprises par jours, n'était pas non plus une contrainte pour lui … c'était comme ça ! tout le monde le fait ! ils n'ont pas l'air malheureux ! ils ont a boire à manger … BREF !!!

Moi et ma belle Unnati

Moi et ma belle Unnati

Les années ont passé, j'ai rencontré monsieur Chéri et poussé tous les deux par l'amour des chevaux, nous avons réalisé notre rêve d'en avoir deux à nos côté. Avoir des chevaux … vaste programme !

Je saute un peu des étapes mais une fois à nos côté, j'ai vu deux mondes s'opposer entre le faite de "faire de l'équitation" et "d'être propriétaire d'équidés". J'avais alors déjà entamé mon végétarisme depuis 2 ans (même si vous allez me dire que cela n'a rien a voir et bien en faite si !!! Le seul faite de posséder un animal n'est en effet pas une démarche VEGAN (je ne me revendique pas l'être de toute façon car je n'aime pas vraiment les cases) mais faire de mon mieux pour leur bien-être était pour moi à la fois évident et essentiel). Plus question alors pour nous de voir NOS chevaux (oui c'est un peu égoïste mais c'est le faite que nous en sommes seuls responsables) dans un box. Ils forment aujourd'hui un petit groupe de 4 ou la hiérarchie s'est faite naturellement et progressivement. Le cheval est grégaire et nous voyons tous les jours les nombreuses interactions au sein de leur petite "communauté". Les imaginer, seuls, enfermer dans un box me fends alors le cœur et me pousse à me demander comment j'ai pu faire pendant toute ces années. Comment j'ai pu venir, me servir, travailler un cheval, et le rentrer dans son box 3x3m jusqu'à ce qu'un autre prenne ma place.

M. Chéri et Tolstoï

M. Chéri et Tolstoï

L'autre étape importante pour nous à été de les laisser pieds nus, autrement dit sans fers. Ils sont arrivés comme ça et ont de bons pieds, des pieds sains et équilibrés et nous nous tournons vers un entretien en parage naturel. Nous ne faisons que des ballade alors pourquoi vouloir en faire plus ??? Pourquoi vouloir tout contrôler ? Je n'accable pas l'utilisation des fers car chacun est libre de se renseigner à se sujet. Nous pensons simplement que le pied du cheval est vivant et qu'entraver ses fonctions et à la fois illogique et peu respectueux. Si le ferrage est parfois nécessaire selon certain, il est sur qu'il n'est par ailleurs vraiment pas un passage OBLIGATOIRE quel que soit la discipline partagé avec son cheval.

La suite du processus n'a pas été rapide et évolue encore doucement. J'ai pris beaucoup de temps avant de monter ma jument car, ce que j'ai compris, c'est qu'il faut vraiment créer une complicité et une confiance avec son cheval pour qu'il accepte que vous soyez sur son dos. Alors bien sur à l'époque je ne créait pas forcément de complicité avec les chevaux que je montait et pourtant nous faisions plein de chose mais c'était monnaie courante pour eux, avaient ils vraiment le choix ? J'ai aujourd'hui besoin de comprendre les réactions de ma jument, son caractère, les jours ou elle n'est pas en forme … BREF … être à l'écoute. Pour cela nous avons travaillé à pied (depuis peu encadrée par une professionnelle en éthologie pour avoir les bons codes), apprendre le respect, l'écoute à la voix etc … et c'est un apprentissage de tous les jours mais c'est un échange qui n'a pas de prix. C'est un travail pour elle et pour moi, nous sommes têtues toutes les deux et ça m'aide aussi bien avec elle que dans ma vie de tous les jours.

Premier test en licol plat avant d'acheter ma bride en synthétique (passage vers une monte sans mors … encore une autre longue étape)

Premier test en licol plat avant d'acheter ma bride en synthétique (passage vers une monte sans mors … encore une autre longue étape)

L'avant dernière étape a été le changement du matériel afin qu'il soit plus éthique. Difficile pour moi de concevoir un matériel tout en cuir sur mon cheval. Après beaucoup de recherche, je me suis tournée vers une selle sans arçon principalement en synthétique (grrr oui les contre-sanglons sont doublés cuir. Je ne sais pas qu'elle idée mais la version Vegan était pour le coup hors-de-prix il faut parfois faire des choix). Le sans arçon c'est pareil, ATTENTION ça ne convient pas à tous le monde et je n'en fait pas l'apologie. Pour le peu d'équitation monté, le dos porteur de ma jument et mon poids plume, je trouvais intéressant de pouvoir être au mieux au contact de ma jument. La selle est souple, ajustée et très légère. J'ai également opté il y a peu pour une bride tout en synthétique pour être également en accord avec mes convictions. Un entretien facile, et une qualité qui tiens bien et ne blesse pas ma jument.

Voilà un peu mon parcours quant à l'arrivée de nos deux loulous il y a maintenant presque 2 ans. Que de belles leçons et remises en question (parce qu'il en faut). Avancer, c'est parfois commettre des erreurs mais c'est aussi et surtout apprendre, se renseigner et se faire son propre avis en matière de choix et d'éthique, ce qui pour nous est le plus important. Tout ne peut pas être parfait bien évidement … mais ce que nous pouvons leur offrir pour leur confort et leur bien être est évidement envisageable.

Je ne blâme pas l'équitation qui m'a permise de tomber amoureuse de ses magnifiques animaux, mais j'encourage les personnes à ce tourner vers des clubs plus en adéquation avec les conditions naturelles de vie du cheval. Petit à petit, des clubs s'ouvrent à ces pratiques plus respectueuses et je trouve super que dans un milieu un peu fermé (il faut le dire), les remises en question puissent se faire au sein de structures entières et non pas uniquement chez certains particuliers.

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